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Winter School sur l’Intelligence Artificielle pour l’Apprentissage, l’Enseignement et l’Évaluation des Langues

19-23 janvier 2026

main humaine et main de robot qui se rapprochent

La Winter School vise à donner aux enseignants de langues, développeurs de programmes, concepteurs pédagogiques et spécialistes de l'évaluation les connaissances, outils et stratégies nécessaires pour intégrer l'intelligence artificielle (IA) dans l'enseignement des langues.

Info

Coordonnatrice :
Prof. Letizia Cinganotto, Université pour étrangers de Pérouse

Directrice du CVCL :
Prof. Giovanna Scocozza, Université pour étrangers de Pérouse

Groupe de travail :
Dr Danilo Rini et les experts de langue italienne du CVCL

Financé par l'Union européenne

Promu par l'Université pour étrangers de Pérouse

Financé par le projet TNE-IMPACT MUR

Logo Impact

Vidéo de l'événement

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<p>Points clés issus des différentes sessions :<br><strong>Vision anthropocentrique de l’IA</strong><br>Un thème récurrent, introduit par la coordinatrice Letizia Cinganotto, est que « l’IA n’a rien d’artificiel » : elle est créée, développée, utilisée et gouvernée par les êtres humains. Cette approche « humaniste » suggère que l’IA doit être un outil pour renforcer les capacités humaines, et non les remplacer, en gardant toujours l’individu au centre du processus décisionnel et créatif.<br><strong>Évaluation linguistique et normes professionnelles</strong><br>Nick Savil (ALTE/Cambridge) a présenté l’évolution de l’évaluation linguistique à l’ère numérique :<br>Cercle d’évaluation : L’IA est déjà utilisée pour automatiser des processus tels que la correction de l’expression écrite (évaluation automatisée) et la génération de contenus pour les tests.<br>Évaluation orientée vers l’apprentissage (LOA) : La technologie permet de dépasser la séparation entre évaluation formative et sommative, créant des modèles d’évaluation « intelligents » qui sont adaptatifs, diagnostiques et intégrés au parcours d’apprentissage.<br>Équité et justice sociale : Savil souligne que l’accès à la technologie est une question de justice sociale. Il est essentiel de veiller à ce que l’IA ne creuse pas davantage la fracture numérique et qu’elle soutienne également les langues moins diffusées.<br><strong>Politiques européennes et multilinguisme</strong><br>Anna Soler (Commission européenne) a présenté le contexte politique de l’UE :<br>Objectif 1+2 : L’UE vise à ce que chaque jeune maîtrise au moins deux langues en plus de la langue scolaire, mais les données montrent qu’il reste encore beaucoup à faire, en particulier pour les langues autres que l’anglais.<br>L’IA comme soutien : L’IA est perçue comme un outil potentiel pour personnaliser l’enseignement et faciliter la médiation linguistique dans des classes multilingues, aidant par exemple les élèves issus de l’immigration à s’intégrer.<br><strong>Projets de recherche et applications pratiques</strong><br>Le séminaire s’inscrit dans le projet IMPACT (partenariat méditerranéen pour un enseignement collaboratif), qui vise à promouvoir l’internationalisation et l’utilisation d’infrastructures numériques avancées. Quelques exemples pratiques abordés comprennent :<br>Chatbot ID : Un assistant virtuel développé pour la pratique conversationnelle de l’italien.<br>Lexicographie computationnelle : L’utilisation de l’IA pour créer des dictionnaires arabe-italien à partir de corpus parallèles, facilitant l’apprentissage d’un lexique complexe.<br>Padlet : utilisé lors de la Winter School comme plate-forme centrale de partage des ressources, des tâches et des études de cas entre participants.<br><strong>La perspective philosophique de Luciano Floridi</strong><br>Le professeur Floridi a proposé une conception de l’éducation comme « compétence linguistique » :<br>Capital sémantique : l’éducation vise à cultiver le capital sémantique de l’individu, c’est-à-dire l’ensemble des connaissances et récits qui donnent du sens à la vie.<br>KFL (Knowledge as a Foreign Language) : Floridi propose de considérer la connaissance comme une langue étrangère : plus nous « parlons de langues de l’information » (de la mathématique à la biologie), plus nous sommes des citoyens éclairés.<br>Distant Writing (Écriture à distance) : Floridi imagine un avenir où l’IA rédigera la plupart de nos textes (e-mails, rapports), tandis que les humains se consacreront à la conception, au contrôle et à la responsabilité du contenu, agissant ainsi comme des « architectes » de l’information.<br><strong>Défis éthiques et régulation</strong><br>Giorgio Resta a analysé l’AI Act de l’Union européenne, soulignant que les systèmes d’IA utilisés dans l’enseignement sont souvent classés comme « à haut risque ». Cela implique des obligations strictes en matière de transparence, de supervision humaine et de prévention des biais dans les données.</p>
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